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histoire

SOUK6AHRAS
1 post
histoire

qui a fondé la ville de souk-ahras ?

3 réponses sur ce sujet
Royan, France
Auteur de niveau
2 075 posts
1. Re: histoire

Bonjour AINMESSAOUDA et bienvenue sur TripAdvisor!

Je suis désolée que tu n'aies aps eu de réponses jusqu'à présent.

Je sais que Souk-ahras est la ville natale de Saint Augustin et wikipédia explique que cette ville fut "un carrefour des civilisations numide, puis romaine et enfin berbère et fut le lieu de fortifications militaires (Madaure, Tifèche, Khemissa...)" mais je ne trouve pas d'information sur le fondateur exacte de la ville.

Pourquoi veux-tu savoir?

A bientôt sur les forums.

Laure - Communauté TripAdvisor

Souk Ahras, Algérie
1 post
2. Re: histoire

Étymologie

Lion de Barbarie symbole de la ville

Site Web :http://www.wilaya-soukahras.dz/

تاغست *Thagaste* وهو أسم مركب من كلمتين فنيقيتين الاولى ومعناه بيت والثانية *غاست* ومعناه الكنز وبهذا يصبح أسم سوق أهراس * بيت الكنز*

- هذا بناء على رأي الباحث الالماني *هايتزيغ فان مالتسيان * أستمدها من كتاب *جينيسيوس*

- Maison des trésors

- Treasure House

Ancienne Thagaste, ville natale de Saint-Augustin

« LA PROTÉGÉE DES LIONS »

«Terre d'histoire et de nature»

« base de l'Est »

* Le pays des brave*

Souk Ahras, ou la protégée des lions, anciennement Thagaste, est une commune de la wilaya de Souk Ahras en Algérie, située à 75 km au sud-est de Guelma et à 100 km au sud-est d'Annaba. La vieille ville de Tagaste fut mentionnée par Pline l'Ancien comme une municipe.

- Situation :

Le territoire de la commune de Souk Ahras est situé au Centre-Est de la wilaya de Souk Ahras, elle occupe une superficie totale de 812 km².

La ville de Souk Ahras est située dans un cuvette, entourée de montagnes boisées comme le Djebel Beni Salah ou Djbel Ouled Moumen.

Souk Ahras est traversée par un des principaux oued maghrébin, le Medjerda.

Trois barrages existent dans la région de Souk Ahras, celui de Ain-Edalia alimente la ville de Souk Ahras et ses environs avec 76 millions de mètres cubes. Les barrages de Oued Charef et de Djedra, fournissent une capacité de 153 et de 35 millions de mètres cubes, respectivement. Le barrage de Djedra est destinée à l’alimentation de la ville de Souk Ahras en eau potable pour une quantité de 12 millions de mètres cubes, alors que 2 millions de mètres cubes seront pompés pour irriguer les terres agricoles

- Eau à Souk Ahras :

L'Oued Medjerda, de Souk Ahras

La Medjerda, également orthographiée Medjerdah ou Majerda (مجردة), est un oued dont la source est située en Algérie et dont le lit est principalement sur le territoire de la Tunisie.

Il se caractérise par un écoulement permanent sur l'ensemble de son cours, ce qui lui donne le profil d'un fleuve.

- Géographie :

Elle prend sa source près de Souk-Ahras -ALGERIE , puis coule vers l'est avant de se jeter dans la mer Méditerranée (golfe de Tunis). S'écoulant sur plus de 460 kilomètres dont 350 en Tunisie.

Dans sa partie aval, l'oued connaît un débit moyen annuel de 29 m3·s−1 même si celui-ci connaît des contrastes saisonniers très marqués, notamment en raison de l'affluence d'oueds aux flux irréguliers. Ainsi, le débit d'étiage peut se réduire à moins de 1 m3·s−1 alors que, pour les crues de périodicité décennales1, il peut atteindre 1 000 à 1 200 m3·s−1. Les pluies exceptionnelles de mars 19731 ont même entraîné un débit de 3 500 m3·s−1. La Medjerda charrie chaque année environ 800 millions de mètres cubes d'eau.

سوق أهراس وادي مجردة (من اللاتينية: Bagrada بَگْرَدَا، باليونانية حسب بوليبيوس: Μακρα مَكْرَا) أهم أنهار البلاد الجزائرية وهو ينبع بسوق أهراس غربي الجزائر ليلقي بمياهه في البحر الأبيض المتوسط على مستوى خليج تونس. يبلغ طول مجردة 460 كم منها 350 كم بالتراب التونسي ليكون بذلك أطول أنهار تونس الدائمة المنسوب وإن كان هذا الأخير غير منتظم حيث يتراوح بين المتر المكعب و 1000 م³ في الثانية والسبب في ذلك هو قلة انتظام روافده والأودية التي تغذيه كوادي ملاق على سبيل المثال.

تعتبر أراضي حوض مجردة الأكثر خصوبة بالبلاد الجزائرية وذلك بفضل روافد النهر.

Le Grand Barrage de Souk Ahras D’Aïn Dalia.

Plus de 33 millions de m3 d’eau sont actuellement stockés dans le barrage d’Aïn Dalia, à Souk Ahras, qui a reçu quelque 2 millions de m3 lors des dernières précipitations, a-t-on appris du directeur-adjoint de cet ouvrage.

Selon M. Brahim Rouainia, les dernières pluies dont le volume recueilli a dépassé les 58 mm en 24 h ont permis d'augmenter le niveau du barrage, ce qui va permettre d'alimenter d'une façon plus régulière la wilaya en eau potable.

D’une capacité de retenue de 76 millions de m3, le barrage d’Aïn Dalia alimente la station de traitement de l'Algérienne des eaux (ADE) à hauteur de 74.000 m3 par jour, dont 50.000 m3 destinés à alimenter les différentes communes de la wilaya de Souk Ahras. Cet ouvrage approvisionne également les wilayas de Tébessa et d’Oum El-Bouagui, a ajouté le même responsable, rappelant que le taux de remplissage du barrage avait atteint 50 millions de m3 en 2006 et 46 millions de m3 l’année suivante, avant que son niveau ne baisse en 2008 (23 millions de m3), puis en 2009 (18 millions de m3), perturbant considérablement l'alimentation en eau potable des différentes localités de la wilaya.

- Climat :

Le climat de Souk Ahras est influencé par des facteurs qui lui donnent des caractéristiques spécifiques. Distante de 80 km de la mer Méditerranée, la pénétration des courants marin et humide est aisée. La ville de Souk Ahras est située dans un cuvette, entourée d'un relief montagneux. De ce fait, la ville est caractérisée par un climat semi-humide. Souk-Ahras se distingue par un été chaud et un hiver froid et humide et la pluviométrie atteint une moyenne de 800 mm par an.

- Histoire :

Ville natale de saint Augustin (né le 13 novembre 354), évêque d'Hippone5, Souk Ahras a joué un rôle important dans l'histoire politique et culturelle de l'Algérie en raison de sa position stratégique. Carrefour des civilisations numide, puis romaine et enfin berbère, elle fut le lieu de fortifications militaires (Madaure, Tifèche, Khemissa...) que de centres urbaines. Pendant la colonisation française, elle est devenue une importante ville commerciale assurant les échanges entre le Sud, le Nord-est algérien et la Tunisie. Pendant la révolution, elle a abrité dans les djebels des Ouled Bechiah une base autonome des différentes wilayas de l'Armée de libération nationale, appelée « base de l'Est ».

- La période numide et punique :

Carte ancienne de la Numidie, Taghaste apparait vers l'est, Heinrich Kiepert's Atlas Antiquus, Berlin 1869

La plus importante source d'informations sur cette époque de la ville, reste les Confessions d'Augustin où il raconte ses aléas dans la ville de son enfance.

En 814 avant notre ère, les Phéniciens fondèrent la ville de Carthage et nouèrent des relations commerciales avec les peuples berbères de la région. Trois centres commerciaux furent fondés par la suite à Souk-Ahras, M'daouraouch et Tebessa. Les Berbères de Souk Ahras apprirent des Puniques certaines techniques d'agriculture, d'architecture et de planification urbaine, et furent aussi influencés par leur langues et certains de leur rites religieux.

Durant cette période, les Berbères s'organisèrent en deux puissants royaumes qui sont Massaesyles et Massyles après qu'ils furent de simples tribus éparses gouvernées par les Aghlid (ⴰⴴⵍⵉⴸ Rois en Berbère) Gaïa pour l'un et Syphax pour l'autre.

Massinissa et Rome vainquirent Carthage, ce qui leur permettra de réaliser l'unification de la Numidie, regroupant Massaesyles et Massyles aux environs du troisième siècle avant notre ère. À partir de là, furent établies les actuelles frontières de l'Algérie. Elle engloba un bon nombre de tribus berbères de Souk Ahras. Parmi elles Gétules, Garamantes, Maures, Libyques et Musulamii.

Carthage sut saisir l'importance stratégique de Souk Ahras et des régions berbère s'étendant au nord. Elle œuvra à la réalisation de leur alliance dans ses rangs au cours des guerres puniques qui durèrent plus de cent ans entre elle et Rome car la région était objet de conflits entre les Phéniciens et les Romains dont l'enjeu était l'extension et l'acquisition des richesses.

- La période Romaine :

Tombeau de Monique, mère d'Augustin, à la basilique Saint-Augustin de Rome

Avant la période romaine, Souk Ahras était sous le règne de Massinissa et fut considérée comme une ville d'une certaine importance, un point de passage stratégique vers Carthage. Massinissa et Rome vainquirent les Carthaginois et Syphax sous le commandement d'Hannibal au moment du déclenchement de la célèbre bataille de Zama dans la région de Naragara (actuelle Heddada), aux environs de l'année 202 avant J.-C. L'ambition de Massinissa grandit après qu'il eut unifié la Numidie de l'est à l'ouest. Rome eut peur qu'il ne porta atteinte à ses intérêts dans la région ou qu'il l'attaqua. Elle lui déclara la guerre en l'an 155 avant J.-C. Après sa mort en 147 ou 148 avant J.-C. Rome envahit la Numidie et s'incrusta dans le nord de l'Afrique à partir de l'est aux environs du premier siècle de l'ère chrétienne. Rome étendit son influence sur Souk Ahras. Elle édifia des villes, des colonies et des forteresses pour que sa communauté puisse s'y établir.

Durant la période pré et post Massinissa, Souk Ahras connut un ensemble de croyances et de rite religieux, tels la sanctification du soleil et de la lune, reconnus comme des dieux célestes. Il fut découvert dans la région une inscription latine portant l'expression "Solo deo invicto" (Le soleil Dieu puissant), comme des textes décrivant des sacrifices humains au dieu punique Moloch.

Les habitants de la région adorèrent aussi Ifri, une déesse supposée protéger les résidents des grottes et des cavernes car dérivant du mot afri qui signifie caverne en amazigh.

Durant cette période, le système romain inclut Souk Ahras dans le territoire Africa Nova ayant pour capitale Hippone (Annaba).

Aux environs de l'an 27, il fut procédé à la réorganisation de l'Empire. Africa Nova et Africa Vetus furent unifiés en ce qui s'appela l'Afrique proconsulaire ayant pour capitale Carthage et Souk Ahras devint l'une de ses plus importantes villes. Économiquement, les Romains se basèrent sur l'exportation des richesses de la région vers l'Empire. De ce fait, elle fut considérée comme le grenier de céréales et des richesses dans toute leur diversité. En plus de l'exploitation des richesses agricoles de Thagast, elle exploita également ses richesses animales. Les Romains chassèrent les lions, les guépards et les ours de ses forêts pour les utiliser dans les aires de lutte et les jeux de cirque, l'opération ayant été dessinée dans une mosaïque de terre se trouvant à Henchir El‑K'siba (Ouled Moumen).

Ils chassèrent aussi, des forêts de Bagrada, les éléphants sur la base de l'argument de protection des terres agricoles. Leur motivation restait l'ivoire au prix très élevé, utilisé pour l'embellissement des palais et des maisons somptueuses. Parallèlement à cette situation, plusieurs révolutions éclatèrent à Souk Ahras, à l'exemple de la révolution des Gétules durant l'ère de Juba II qui s'étendit à toute la Numidie, suivie par la révolution de Tacfarinas qui fut rejoint par le révolutionnaire Micipsa. Elles prirent la forme d'une révolution sous le commandement de Firmus et de son fils Nubel.

- La période vandales :

Genseric saccage Rome.

Suite aux nombreuses crises connue par Souk Ahras durant la dernière période du règne romain, arrivèrent les Vandales sous le commandement de Genséric après l'an 430. Les Vandales envahirent les villes romaines de la région de Souk Ahras puis marchèrent sur ses territoires affiliés au proconsulaire comme une zone d'implantation. Genséric hérita des Romains de la gestion des terres de Thagast et de ses villes et de la collecte des impôts de leurs propriétaires Berbères et Romains.

Durant cette période, le champ de la religion chrétienne s'élargit et se développa à Souk Ahras. Comme témoignages de cette période, on note des sculptures sur pierres sur lesquelles sont dessinées des croix chrétiennes aux environs de Kef Rdjem et aussi des monuments mortuaires comprenant une croix à Madauros, Souk Ahras, Khmissa et El-Hadada. Les tribus berbères de la région de Souk Ahras se soulevèrent contre les Vandales et attaquèrent les fermes et les villes. Le règne des Vandales ne dura pas longtemps[évasif] à Souk Ahras remplacé par celui des Byzantins.

- La période byzantine :

La présence byzantine dans la région intervient à l'année 534 sous le commandement de Blazirus. L'expansion des Byzantins vers Souk Ahras et d'autres villes de Numidie devait redoré le blason qu'avait l'Afrique romaine, ainsi que la récupération des dépôts de stockage afin d'approvisionner Constantinople. Une fois stabilisés, les Byzantins édifièrent citadelles et forteresses, utilisant pour cela des pierres des anciennes villes romaines. Les villes de Khmissa et Madaure furent occupées, des forts et des citadelles ont été construits en divers lieux de la région pour le contrôle des habitants et la protection des régions agricoles, plus particulièrement celles de Taghaste, en plus de celles de Henchir Kssiba (Ouled Moumen), Taoura, Tiffech. Malgré la politique byzantine pratiquée dans la région de Souk Ahras, celle-ci ne reçut pas un accueil cordial, auprès des indigènes. Des soulèvements se généralisèrent sur toute la région des Aurès sous le commandement de Labdas, Koceila et ensuite El-Kahina. Cette révolution aboutit à l'élimination du pouvoir byzantin, qui fut ensuite anéanti définitivement par les conquêtes islamiques aux environs du septième siècle de l'ère chrétienne.

- Les conquêtes islamiques :

Les conquérants islamiques firent de l'est et du sud-est de l'Algérie une ouverture pour l'introduction de l'islam au pays des Berbères et du Maghreb d'une façon générale. Ceci s'effectua durant le deuxième mandat de Okba Ibn Nafâa sur le Maghreb du temps de Yazid, qui conquit l'Algérie et qui arriva jusqu'à Tanger. Il se heurta à Okba et à son armée à Souk Ahras par la résistance des tribus berbères qui se sont soulevées contre cette présence nouvelle par crainte de perdre les terres, la souveraineté et la liberté.

Les révolutions contre les conquérants à Souk Ahras, furent menées par les leaders du Maghreb moyen Kahina et Aksel. Les habitants de Souk Ahras saisirent le véritable sens du message de la conquête islamique, ce qui les poussa à embrasser la religion musulmane. La région, tout entière, sortit de l'ère de l'obscurité à l'ère de la lumière.

Au début la nouvelle religion ne pu changer radicalement la vie des résidents locaux; de ce fait, ils purent conserver leur langue berbère, leurs us et leurs rites. La propagation de la langue arabe se fit ensuite rapidement du fait de son statut de langue de Coran et de la sainte tradition et finit par cohabité avec la langue berbère.

Ibn El-Ashaath utilisa la citadelle byzantine de Tiffech et il édifia un camp de l'État majoritaire aux environs du huitième siècle de l'ère chrétienne. La tribu des Ziri et celle des Fatimides se succédèrent au xe siècle de l'ère chrétienne. Plusieurs autres dynastie comme les Aghlabides, Hafsides et les Almohades.

- Durant la période ottomane :

Souk Ahras est devenue une circonscription affiliée au Beylik de l'Est, ayant pour capitale Constantine sous le règne du Bey de cette dernière. La plus grande partie de ses habitants durant cette période, appartenait aux plus grandes tribus et plus particulièrement a celles de Hnancha et El‑Hrakta. Les chefs de ces tribus furent appelés les Caïds (dirigeants). Ils travaillaient avec les hommes du beylik sous l'autorité du bey de Constantine et au vu de son importance, un grand nombre d'entre eux y résidèrent. La présence ottomane se distingua à Souk Ahras par la coexistence pacifique avec les indigènes. Toutefois, la politique et les lois turques qui y furent adoptées après, oscillèrent vers la tyrannie et la répression à l'encontre des habitants. Ils les contraignirent au versement de lourds impôts au makhzen. Ils furent aussi l'objet de nombreuses contraintes de la part des soldats turcs et des politiciens.

L'autorité ottomane versa dans les abus et les excès. Des révoltes éclatèrent, entraînant de multiples batailles, notamment celle des Hnancha sous le commandement de El‑Ouznadji contre le bey de Constantine. Pendant près d'un siècle, les batailles succédèrent à des périodes d'accalmie, jusqu'au départ définitif des Turcs de la région, qui resta indépendante jusqu'à la colonisation française.

- L'occupation française :

Le 25 mai 1843, les troupes de l'armée française occupèrent la ville de Souk Ahras en deux campagnes. Au début de l'année 1856, Souk Ahras a enregistré les premières vagues des colons qui arrivèrent d'Europe, en vue de s'y établir, attirés par ses atouts naturels et climatiques et par ses potentialités agricoles, commerciales, et industrielles, ce qui entraîna la mise en place d'un centre de résidents européens à Souk Ahras.

En réaction à cette situation, les habitants de Souk Ahras se soulevèrent contre l'occupation française par le biais de résistances populaires, dont la plus connue fut la résistance des Hnancha sous la direction de Mohamed El‑Kablouti, ou ce qui est également connu par la résistance des Spahis en 1871. Cette résistance se développa parmi les tribus des Hnancha, comme une réaction aux mauvais traitements auxquelles furent soumis les habitants locaux, ainsi qu'à la décision de transfert d'un grand nombre de personnes des Sabahia, en vue de leur participation, aux côtés des Français, à la guerre qui les opposait aux Prussiens. Cette révolte eut un impact sur tout le territoire national. Quelque mois plus tard la révolte du Mokrani éclata.

Après le mouvement des Spahis, le champ de vengeance à l'encontre des autorités françaises s'élargit. Les tribus de Souk Ahras trouvèrent l'occasion propice pour exprimer leur refus de l'occupation. Elles se regroupèrent pour former la résistance populaire sous la direction des Cheikhs des Hnancha, à l'exemple de Cheikh Ahmed Assaîah, et El‑Foudheil Ben Razki.

Toutefois, le renforcement des forces françaises et la répression très dure du soulèvement, poussa El‑Kablouti et se compagnons à la retraite vers la Tunisie.

Au début du xixe siècle, la résistance prit une nouvelle forme à Souk Ahras. Ce fut le début de la lutte intellectuelle et politique, plus particulièrement après l'apparition de l'association des Oulémas musulmans d'Algérie et le mouvement national, représenté par le parti de la victoire des libertés démocratiques le parti du peuple et l'organisation secrète.

- La révolution de 1954 :

Au moment du déclenchement de la révolution de 1954, Souk Ahras constitua un élément très important. Elle était affiliée à la deuxième région du Nord Constantinois. Après la chute au champ d'honneur de Badji Mokhtar et l'ébranlement de sa situation, elle devint une partie de la première région Aurès Nmemcha, depuis octobre 1955. Après la consolidation de la révolution et son intensification, la région frontalière de Souk-Ahras acquit une grande importance vu sa situation stratégique et sa position sur les frontières de l'est. Les Moudjahidines pouvaient ainsi s'approvisionner en armes et en munitions. C'est pour cela que fut fondée la base de l'est en 1957, dont Souk Ahras abritait le centre de commandement. La base fut créée dans le but de superviser directement l'organisation de l'Armée de libération nationale sur les frontières.

Son existence dura près de deux années, et elle opéra le recyclage de l'armée de libération en 1959 et 1960 suivant des techniques et des procédés nouveaux, à la suite de la prise en charge, par le colonel Houari Boumediene, de l'état-major, de l'Armée de libération. Boumédiène fut secondé par le commandant Slimane Gaïed Ahmed et le commandant Ali Mendjli. Il leur fut adjoint par la suite le commandant Azzedine. La base donna un nouvel élan à la Révolution, particulièrement dans le domaine du financement, de l'approvisionnement et les affrontements contre les centres du colonialisme français sur les lignes Challe et Maurice.

Souk Ahras a participé à la Révolution, en collaboration avec l'armée des frontières établie en Tunisie, par le biais de création de centres propres à elle destinés à l'entraînement des moudjahidine et au stockage des armes. Ces centres s'étendirent tout au long de la frontière. Nous pouvons citer Ghardimaou, Tajerouine, El‑Kef et Sakiet Sidi Youcef.

Parmi les plus importants de ces centres, citons : l'École des cadres à Melag, l'École des experts en explosifs à El‑Kef, le centre d'entraînement à Garn Halfaia. La base de l'Est joua un rôle prédominant dans l'organisation de l'Armée de libération nationale sur les frontières, plus particulièrement au début de l'année 1960, date à laquelle s'est implantée la structure de l'état-major à Ghardimaou sous la direction du colonel Houari Boumediene. La région a vécu également les événements de Sakiet Sidi Youcouf le 8 février 1958, date à laquelle les troupes aériennes françaises bombardèrent la région considérée alors comme le refuge d'un grand nombre de moudjahiddine et de familles algériennes sur le sol tunisien.

Un grand nombre de batailles héroïques embrasèrent la région, conduites par de héros, enfantés par la région. Ils firent de la liberté leur slogan et de l'indépendance leur but. Presque chaque pan de la région était imprégné du sang des martyrs, l'exemple de la bataille d'El‑Houmaimim de Sidi Fredj à l'automne 1955, la bataille Djebel El‑M'ragha en décembre 1955, la bataille Eraâdia en mars 1956, la bataille de Boussassou en mai 1956, la batail du Djebel M'sid en juin 1956, la bataille de Djebel Beni Salah en février 1957, la bataille de Djebel El‑Ouassita en janvier 1958, la bataille de Djebel Sidi Ahmed en mai 1959, la bataille de Khanga Estara en 1960, et la bataille d'El Maâgoula en novembre 1961. À cela il faut ajouter les nombreux accrochages et embuscades.

La bataille de Oued Echouk (littéralement : Oued des épines), qui eut lieu le 26 avril 1958 est considérée comme la plus importante bataille de la révolution, sous le commandement de Mohamed Lakhdar Sirine. Aux 1 300 soldats de l'ALN l’Armée française opposa 6 bataillons d’infanterie, 4 régiments paras, 1 groupement blindé et un appui feux aérien et d’artillerie. 639 martyres tombèrent au champ d'honneur, ainsi qu'une centaine de soldats français. Cette bataille a montré la capacité de l'ALN à frapper et à infliger de lourdes pertes aux troupes française, malgré le rapport de force déséquilibré. Cette bataille dura plus d'une semaine sur un rayon de plus de 50 km.

- Toponymie :

Lion de Barbarie symbole de la ville

Souk Ahras est issu de la combinaison de deux mots, le premier arabe : souk (سوق) qui signifie « marché », et le deuxième berbère (chaoui) ahras (ⴰⵁⵔⴰⵚ) qui est le plurielle de Aher (ⴰⵁⵔ) et qui signifie « lions », et cela en raison de la présence de ces animaux jusqu'en 19308 dans ses forêts.

Nombres d'animaux féroces tués à Souk Ahras et sa région entre 1877-1892

- Sources : Dr. Rouquette, Monographie de la commune mxte de Souk Ahras, 1904, p. 274

La deuxième légende rapporte que à l'origine elle s'appelait Souk Ras qui veux dire, Marché des têtes, la ville ayant abrité dans le passé un marché où l'on vendait des têtes momifiées d'animaux sauvages, notamment les lions les ours les éléphants et les guépards. Plusieurs dessins rupestres, notamment à Kef Lemsaoura, et des mosaïques, qui ont été trouvés sur des sites proches de la ville, montrent les scènes de chasse aux animaux sauvages.

L'ancien nom numide de la ville Thagaste dérive du berbère, Thagoust, dans le sens de sac, compte tenu du site de la ville située au pied d'une montagne entourée de trois cimes qui prend la forme d'un sac les contenant. Par la suite, quand les arabes pénétrèrent dans la région, elle fut appelée Soukara. Dans d'autres sources, elle est citée comme Le Palais de l'Africain, selon az-Zahiri.

- Population :

Les habitants de la ville de Souk Ahras sont d'origine berbères. Ils sont essentiellement issus des différentes régions de la wilaya de Souk Ahras et des wilayas limitrophes. Les premières tribus s'étant établies à Souk Ahras furent connues sous le nom des Papiria9,10, ou Babiria du nom de berbères, composée de Causses et de Syliactae11. Les tribus de Mousoulami et de Kirina y résidèrent. On peut citer parmi les autres tribus : les Hnanchas qui se sont développé le plus et les Hrakta qui ont tous des origines berbères. Ces tribus vivaient dans des tentes et pratiquèrent le nomadisme. Elles se sédentarisèrent plus tard et fondèrent des villes propres à chacune d'elles, dont la ville de Souk Ahras, ancienne Thagaste.

- Sports :

L'Entente sportive de Souk Ahras (ESSA),

Crier en: 2 November 1957

Est le porte drapeau de la ville dans plusieurs sports, notamment le football, où elle évolue en ligue régionale d'Annaba.

- Le tour de Souk Ahras rassemble chaque année plus de 150 cyclistes de toutes les ligues algériennes.

- L'histoire sportive de la ville retient le boxeur Tabet Salah des années 1940/50 et l'équipe de football des années 1970 lorsque l'ESSA évoluait en 2e division et a gagné plusieurs coupes.

- Personnalités liées à la ville :

1-Saint Augustin, penseur et théologien

2-Martianus Capella, écrivain, physicien, auteur des Noces de Philologie et de Mercure

3-Apulée, écrivain latin, auteur de Métamorphose l'un des premier roman de l'histoire

4-Maxime de Madaure, auteur de Sophronime et Adélos, entretient philosophique

5-Nonius Marcellus, grammairien du latin, auteur de De compendiosa doctrina, dictionnaire en 20 volumes

6-Alypius de Thagaste, évêque de Taghast durant l'invasion vandale

7-Tacfarinas, révolutionnaire numide

8-Ahmad al-Tifachi, scientifique et auteur

9-Kateb Yacine, écrivain et militant, en est originaire

10-Tahar Ouettar, écrivain

11-Mustapha Kateb, acteur, homme de théâtre

12-Mohamed Chérif Messaadia, militaire et homme politique

13-Warda, chanteuse

14-Beggar Hadda, chanteuse de folklore algérien

15-El Hadj Bouregaa, poète et chanteur de folklore algérien

- Anecdotes :

Selon Elbert Green Hubbard, Tagaste est une « ville de haute classe, et de grande culture, où les livres étaient abondants, au point que la municipalité les distribuait gratuitement aux enfants, et que si quelqu'un achetait une brosse à dent, le vendeur lui offrirait un livre avec.

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Souk-Ahras, l’antique « THAGASTE » fut le centre de l’ancienne Numidie Orientale, sous le règne de l’empereur Algérien « MASSINISSA ».( 238-148 av-j-c).

Selon une des versions « THAGASTE » puise sa dénomination, du mot « AMAZIGH » « AHRAS » qui signifie lion. Les forêts très denses à l’époque, abritèrent une variété d’animaux sauvages, plus particulièrement les lions.

Souk -Ahras ou l’antique « Thagaste »… Thagaste ou Souk- Ahras peu importe l’appellation, en fait, à partir du moment où l’espace est un et unique, qui s’étend sur 42,56 KM2, est délimité au Nord par El –Tarf, au Nord Est par Guelma (CALAMA), au Sud par Tebessa ( THEVESTE ) et à l’Est parla Tunisie….

Souk-Ahras, c’est aussi cette flopée de sites archéologiques, témoins d’un passé si riche, qui se refuse à mourir. De Khemissa à Madaure, en passant par Tifech et Taoura, la boucle de l’histoire ancienne est bouclée.

Souk –Ahras, ne se suffisant pas seulement des ruines ,a enfanté une constellation d’illuminés, qui ont traversé les temps, en imprimant leur label indélébile : Saint-augustin, Apulée de Madaouros, Posseduis, en sont les plus connus , mais il existe d’autres, qui ont réussi à confectionner l’histoire de cette région, décidément pas comme les autres.

Les romains qui y séjounèrent durant quatre siècles environ, suite à la défaite de Carthage, à la fin de la 3ème guerre punique, construisirent un réseau routier qui permit l’ouverture de Thagaste sur le monde extérieur. La présence romaine aida à l’éclosion et à l’émancipation de nombre de cités.

Outre, son passé historique glorieux, la wilaya de Souk –Ahras n’a pas manqué de marquer sa présence culturelle sur la scène nationale et internationale, en enfantant d’éminentes figures, ayant laissé leurs empruntes dans le patrimoine universelle.

Plus prés de nous et pour ne citer que ceux –là, le géologue AHMED CHIHEB EDDINE ETTIFACHI, l’un des premier savants arabes ayant procédé a la classification scientifique des roches et des pierres précieuses, l’homme de lette, KATEB YACINE, le célèbre auteur de « NEDJMA », le doyen du théâtre Algérien MUSTAPHA KATEB, l’étoile de la chanson arabe, WARDA EL DJAZAIRIA, et autre célèbres chanteurs « Bédouins » tels que CHIKH BOUROUGAA et BAGAR HADDA sans oublier le musicologue Algérien, ABABSSIA EL -BADI ayant composé plus de 100 œuvres musicales, dans les années cinquante, à PARIS, il tombait aux champs d’honneur en 1958, non loin de sa ville natale TAOURA, où il rejoignait les rangs des l’armée de libération nationale.

MADAURE ( MADAUROS)

La ville archéologique de Madaure : (M’daourouche) , située46 Km, au Sud –Est du chef lieu de la wilaya de Souk-Ahras.

S’étant sur109 hectares . sa création remonte à l’an 75 ap.j.c sous le règne de l’empereur romain « VESPASSEIN »,c’est une région réputée par la culture des céréales et des olives. A l’époque déjà , elle fut un grand pole de rayonnement scientifique grâce à ses collèges ;qui constituaient ,pour qui voulait poursuivre ses études à CARTHAGE un tremplin . En 534,elle fit l’objet d’une invasion de la part des byzantins, qui ont porté quelques modifications sur le tissu urbain de la ville; en implantant une citadelle au cœur même de la place publique.

Madaure est fière d’avoir enfanté l’un des premiers romanciers dans le monde , en l’occurrence, APPULEE DE MADUROS , né en125 et mort en 180 ap.j.c. Parmi ses œuvres les plus célèbres, on relève « l’âne d’or « qui retrace en 11tomes , une chronologie de la vie maghrébine dans le moindre de ses détails. En outre , Apulée s’intéresse dans ses écrits, à la philosophie , l’histoire , la poésie, la critique , les mathématiques, la médecine , l’astronomie , la métaphysique , ainsi qu’à la magie .

La population de MADAURE ,appartenait à la tribu des empereurs flaviens, « LA QUIRINA» . Si MADAUROS devint une ville bien romaine, il n’était pas possible qu’elle renia tout son passé , qu’elle restât entièrement fermée aux langues , aux mœurs, aux croyances , qu’autour d’elle beaucoup d’autres habitants, des autres villes voisines conservaient avec une fidélité féroce.

L’étendue géographique des ruines de cette ville montre qu’elle n’eut jamais plus de 10.000 habitants, par ailleurs , le théâtre romain , construit en un temps de prospérité , ne contenait qu’environ 1.200 places.

Historiquement , Madaure faisait partie du royaume de SYPHAX , puis elle fit partie du royaume de MASINISSA , et ce, comme l’a révélé APPULEE,vers 158 ap.j.c.

KHAMISSA(THUBERSICUM-NUMIDARUM)

Thubersicum –Numidarum, aujourd’hui “ KHAMISSA“ distante de30 Km du chef lieu de la wilaya , est située près de la source de « MEDJERDA » (BAGHRADA) et entourée de terres fertiles et bien arrosées. Cette ville numide fut érigée en municipe romain au 11ème siècle ap.j.c , vraisemblablement sous le règne du roi « TRAJAN »,au milieu du 3e siècle ap. j. c , elle portait le titre de colonie . Ses habitants presque tous d’origine punique, gardèrent longtemps l’empreinte de la civilisation carthaginoise.

Les noms puniques abondent sur les épitaphes à KHAMISSA, mais plus tard, les autochtones furent amenés à adopter les mœurs latines. Thubersicum avait dans le temps, donné naissance à un auteur dont l’ouvrage est resté célèbre .Il s’agit de NONIVS MARCELLUS, dont l’intitulé « THUBURSICENSIS».

Khamissa a aussi donné un fragment infime, mais d’une grande valeur archéologique et historique, il s’agit d’une épitaphe bilingue nèo-punique et latine. Elle est aujourd’hui même conservée au musée de Louvre à PARIS.

En 1902 , des fouilles organisées par les services des monuments historiques , ayant commencé ; étaient conduites au départ par le chercheur francais « BEVIA », mais à partir de 1903 , c’est CHARLES JOLY qui prit la direction du chantier de fouilles de KHAMISSA.

Ces opérations avaient permis, de dégager une grande place :

« PLATEA VETUS » (La place Publique) avec les édifices qui l’entourent, une autre place : le « forum novum » le ( nouveau forum) , le théâtre , les bassins de la source « Ain- el- youdi » et les ruines voisines, les thermes auprès du (nouveau forum ) l’arc de triomphe , et plusieurs ruines d’habitations , des citernes, le temple de Saturne et un fort byzantin.

TIFECH (TIPAZA DE NUMIDE)

- Le site archéologique de Tifech, est située au Sud-Ouest, à33 Km du chef lieu de la wilaya. Sa création remonte au 2eme siècle ap .j .c. sous le règne de l’empréreur « TRAJAN »,et fut construite à proximité de l’ancienne ville phénicienne Tipaza en 173, elle est promue au rang de commune ; et au début de l’année 534 elle a subit l’occupation des byzantins, qui la transformèrent en citadelle, servant comme base arrière stratégique susceptible de repousser toute éventuelle attaque provenant des envahisseurs.

Tifech se distingue par ses caractéristiques militaires atypiques, de même qu’elle passait pour être, un grand centre économique et agricole notamment, de par l’abondance de ses ressources hydriques et la fertilité de ses terres.

Pendant la conquête Islamique, « IBN- EL ACHAATH » y érigea un camp militaire au profit des « AGHLABITES » et ce au 8ème siècle. Quelque temps plus tard, elle fut intégrée aux « FATIMIDES » puis aux «ZIRIDES » et ce, à l’aube du 10ème siècle.

- Le nom de Tifech, se confondit souvent avec celui de « CHIHEB-EDDINE ET TIFECHI » né en 1184 et mort en 1253 au Caire, qui fut l’un des illustres savants de l’époque, faisant preuve d’un savoir poussé en sciences naturelles et notamment, en géologie et musicologie. Il était le premier à avoir mis au point une encyclopédie arabe ayant renfermé plusieurs arts, dont l’art de chant. Parmi ses œuvres, on cite « Fleurs au cœur des pierres », « voyages au fond des esprits»…etc

TAOURA (THAGURA )

- Elle est situé au Sud, à26 Km, du chef lieu de la wilaya. Elle fut construite au 2ème siècle pendant l’époque romaine, et ne tarda pas à se voir hisser au rang de commune . C’est un lieu qui a pratiquement conservé son nom antique. Nous trouvons le nom de cette ville inscrit dans différents orthographes : Thagura, Tagora, Thagora,…… Thacorensis, pourrait désigner les habitants de Taoura.

- Si l’on se réfère au corpus des inscriptions latines 4663, que Thagura, appartenait à la province de la proconsulaire, devint une commune au 2 éme siècle , durant l’époque Romaine.

- THAGURA,ce fut aussi la citadelle byzantine qui constitue la base arrière du « Tell ».Il n’en reste plus aujourd’hui, que quelques murailles et deux tours sur la lisière de la principale, où l’on constate la présence des vestiges du mur de l’église , entouré de transcriptions latines funèbres, ainsi que bon nombre de ruines.

HENCHIR-EL KSIBA (CIFITAS-POPTENSIS)

- Le site de « HENCHIR-EL KSIBA » (CIFITAS –POPTENSIS) est située au Nord-Est de Souk Ahras , à39 Km de la commune de « Ouled Moumen »elle s’étant sur une superficie de30 hectares environ. La plupart de ses vestiges sont enfouis sous la terre, du fait des conditions climatiques .Cifitas a été édifiée par les romains au 2e. siècle ap.j.c, sur les ruines d’une ancienne ville numido-phénicienne.

- De par sa situation stratégique, elle a connu une brillante activité économique, et pont de liaison avec Carthage. Au bord des routes avoisinantes, l’on constate les vestiges des grands thermes et des manuscrits funèbres. Les byzantins y ont érigé une citadelle considérée comme leur base arrière en vue de faire face aux éventuelles assauts des envahisseurs. A présent, il ne subsiste de cette citadelle que les murs extérieurs et quelques tours de contrôle.

KEF EL M’ASAOURA (CAVERNE DES LIONS)

- C’est un ensemble de vestiges situés dans la commune de « Zouabi », située à10 Km de la daïra de Sédrata, dont l’existence remontait à 700 ans av.j.c. Il s’agit en fait de gravures rupestres géantes, découvertes par le chercheur français R. BARNELLE en 1892 , et qui ont fait, l’objet d’études de recherches menées par de nombreux archéologues.

- Sur le coté ouest de la roche rupestre, l’on constate un tableau de gravures gigantesques de 2,93m de hauteur et 15m de largeur, représentant une scène de chasse, dont la proie est un sanglier, entouré de deux chacals, en quête de restes que voudraient bien leur concéder les lions.

- Le coté sud de la roche représente une scène sur laquelle figurent des cerfs de barbarie et des autruches. A noter, que ces gravures rupestres sont estimées par les chercheurs plus récentes que les premières sus-citées; et ce en raison de leur gigantisme et la profondeur de leur traits ; d’ailleurs elles sont considérées comme les plus belles gravures découvertes dans l’Afrique du nord durant l’époque pré-historique

3. Re: histoire

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Supprimé le : 25 septembre 2013, 16:56
 
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